Le Choquequirao, ça se mérite !

Sometimes you read a book so special that you want to carry it around with you for months after you’ve finished just to stay near it.

Hola todos !

Voici les premières nouvelles de l’autre côté de l’atlantique…

Ça y est, c’est le jour J et l’heure H, ce qui me trotte dans la tête depuis décembre 2013 s’est
concrétisé, je pars…

Quatre heure le réveil sonne, j’ai l’impression d’avoir dormis 5 minutes et je me répète cette question que tout le monde me pose depuis quelques semaines, « suis-je prêt ? », je n’en sais rien, je ne sais pas ce qui m’attend, c’est la première fois que je quitte le continent européen, à la fois excitant et effrayant…

Arrivé à Zaventem, j’évite de faire trainer les au revoir, j’ai la larme facile et mes petits parents encore plus.

Quinze heures de vols
Onze heures d’escales
Neuf heures de films
Très peu de sommeil

Arrivé à Lima il est 18h00 (heure local donc + 7h chez vous), étant donné que j’ai neuf heures d’escales avant mon vol pour Cusco demain à 5h00, je récupère mes bagages, passe l’immigration et tamponne mon passeport.

Il est temps que je me trouve un coin dans l’aéroport pour passer la nuit, je fais passer mes bagages et me rend dans la zone d’embarquement ou je rencontre « Jorge », un péruvien de Iquitos qui rend visite à sa famille à Cusco, on discute quelques temps mais mon vocabulaire en espagnol me fait défaut, néanmoins nous passons la nuit ensemble surveillant nos sacs l’un et l’autre.

Dans l’avion pour Cusco j’en prend déjà plein les yeux, on survole la Cordillère des Andes, c’est magnifique entre neige, terre aride et petit village au creux des montagnes.

Arrivé à Cusco (6h30 du matin) je ne suis pas encore sortis de l’aéroport qu’on me propose déjà une dizaine de treks pour le Machu Picchu, c’est incroyable le business qu’il y a autour de ça !

Je rejoint Eloise & Simon qui m’attendent dehors, « taxi, taxi, taxi ! » No gracias, j’ai des amis qui sont là, presque une année sans se voir et pourtant c’est comme si c’était hier…

On embarque dans un collectivo (taxi/bus collectif peu coûteux), on se rend à l’auberge, 15 soles (+/- 5€) la nuit avec petit déjeuner, douche chaude et internet. Je m’installe, prend un peu mes marques, nous partons faire un petit tour dans la vieille ville et manger un boût.
Ce soir là dodo à 21h00, je suis un brin fatigué du voyage…

Le lendemain nous visitons encore la ville et décidons de partir le lendemain pour un trek de quatres jours, le « Choquequirao », on en vient au titre, oui. Première expérience de marche au Pérou, premier paysage incroyable et premières mésaventures biensûr !

Premier jour:

Nous partons à l’aube de l’auberge prendre un bus à 6h15 direction Cachora village de départ du trek. Histoire de bien commencer nous devons déjà faire un petit sprint pour attraper le bus, une bonne mise en jambe… Cinq heures de bus et une heure de voiture plus tard, nous arrivons au point de départ du trek, il est plus ou moins midi, on prend nos sacs et on est parti ! A peine en route nous croisons une demoiselle sur le retour qui nous lance un « suerte » (Bonne chance), on saura plus tard qu’il nous en faudra !

Nous continuons notre marche vers le col de Capuliyoc (2800 mètres). Tout au long de la journée, nous observons le changement du paysage et de la végétation depuis les profondeurs du Canyon de l’Apurimac en contrebas jusqu’aux cimes enneigées des montagnes qui nous dominent.

Il faut savoir que pause rhyme avec moustiques ou midgets, dès que nous avons le malheur de nous arrêter, nous avons droit à notre quota de morsures / piqûres, en quatre jours je ne vous raconte pas l’état de nos bras et jambes ! Nous descendons donc à l’intérieur du canyon de l’Apurimac et quand je dis descendre, c’est pas pour rire, mes genoux s’en souviennent encore, jusqu’au site de Chiquisca (1930 mètres), où nous camperons pour la nuit, un petit feu pour éloigner les moustiques, une petite « cerveza » (Bière) et un sommeil bien mérité, voilà déjà 19km dans les jambes et ce n’est pas finis…

Deuxième jour:

Après une bonne nuit de sommeil, nous descendons encore jusqu’à la Playa Rosalina (1550 mètres), le point le plus bas du trek avant de remonter jusqu’à Marampata (2850 mètres), je vous laisse calculer le dénivelé sur 9km de montée (le verbe monter se dit subir en espagnol, juste pour info… ). Bref ce qui devait nous prendre quatre heures, nous en prend sept !

L’ascension est difficile et quand le guide du routard vous dis qu’il est « vivement recommandé » de prendre un muletier (un homme et sa mule qui transporte votre sac) et bien faites confiance au routard, avec entre 10/15kg sur le dos on est physiquement à la ramasse ! Nous arrivons donc à Marampata, la zone de camping n’est plus très loin et nous pouvons déjà apercevoir une partie de la cité inca du Choquequirao (3033 mètres).

Nous montons nos tentes, Eloise en demontera une autre en faisant rouler une énorme pierre, mais je ne m’attarde pas la dessus. Nous faisons la connaissance de Tubico, une muletier qui prendra nos sacs pour les deux prochains jours. Il est temps d’aller dormir, demain on se lève tôt pour aller visiter la cité Inca !

Il est 3h30 au milieu de la nuit quand quelqu’un tente de rentrer dans ma tente ! Je me réveille, alerte Simon et nous sortons voir dehors, personne… on est maximum 15 sur la zone de camping, savoir qu’il est là, parmis nous est encore plus frustrant… Difficile de serendormir ensuite…

Troisième jour:

Après une courte nuit, nous faisons nos sacs et égalment la rencontre au matin de Konny, Federico et Robert à qui nous expliquons la mésaventure de cette nuit, nous donnons nos sacs avec un peu d’appréhension au muletier et nous montons vers le Choquequirao. Nous retrouverons nos compagnons plus tard.

Voici donc la cité inca du Choquequirao, pour info, actuellement 30 % du site ont pu être restaurés jusqu’aujourd’hui. Le site dans son ensemble aurait une surface de 1810 hectares ! Et malheureusement l’année prochaine et ce pendant cinq ans, la construction d’un téléphérique débutera et le site se verra piétiner comme le Machu Picchu par quelque 3000 touristes par jour. Et non je n’irais pas voir le Macchu Picchu, certains dirons que je rate probablement quelque choses et ils auront probablement raison…

Après la visite, nous continuons notre marche vers Maysal (2800 mètres) , nous descendons d’abord jusqu’au « rio » (Rivière) sous un soleil de plomb, après trois heures de marche un petit rafraîchissement s’impose !

On reprend l’ascension vers Maysal, nous sommes sans sac mais on souffre quand même, pas mécontent d’arriver sur la zone de camping.

Quatrième jour:

Dernier jour de trek, le soir même nous savons que nous serons à Cusco au soir dans notre auberge, qu’on prendra une bonne douche et un bon repas… enfin ça c’est en théorie.

Avant de descendre vers Yanama (3620m) nous devons d’abord reprendre notre ascension jusqu’à 4200 mètres, dans les nuages, le froid et la pluie. Nous descendons enfin vers Yanama et atteignons le village à 13h, nous ne serons pas trop tard à Cusco, toujours en théorie…

Aujourd’hui c’est les élections au Pérou, tout le monde est parti voter en ville, il n’y a personne à Yanama (60 habitants), pas âme qui vive… On croise un guide qui nous dis que normalement les villageois reviennent vers 18h00 et que nous pourrons prendre une voiture pendant une heure pour retourner sur Santa Teresa et prendre un bus pour Cusco, encore une fois en théorie…

Nos trois amis rencontré précédemment, Konny, Federico et Robert souvenez-vous, nous rejoignent deux heures plus tard, nous ferons plus ample connaissance avec eux. Ils rentrent aussi sur Cusco, nous partagerons le voyage de retour.

À 18h00 nous nous mettons sur la route et attendons le retour des villageois, le guide nous dis alors qu’ils ne rentrerons pas avant 20h00 ! Ok… On attends jusque 20h30, toujours pas de voiture, nous décidons de planter nos tentes, personne ne rentrera ce soir, nous partageons le repas avec nos amis.

Quand surprise vers 22h00 nous apercevons des phares, les villageois reviennent, en camion (type bétail / piste) ! Nous empaquetons nos affaires en un temps record. Nous prenons des renseignements et apprenons que le chauffeur dois se reposer une heure avant de repartir, que le trajet ne prendra pas une heure mais bien cinq heures et qu’il n’y aura pas d’autres moyen de transport demain. Nous n’avons donc pas le choix, nous prenons ce camion, il est 23h30. Robert nous à trouvé des bières, on relativisent, ça fera une bonne histoire à raconter…

Le trajet durera finalement sept heures, dans la montagne, un vrai plaisir, suivis d’une heure de voiture pour rejoindre Santa Maria et enfin cinq heures de plus pour rejoindre Cusco, on est lundi, il est 14h00…

Nous rentrons à l’auberge, on va pouvoir se reposer. Le lendemain je prends le temps de vous écrire ces quelques lignes et d’y ajouter quelques photos, ce soir nous prendrons l’apéro avec Marion et Charlène pour ceux qui connaissent et nous retrouverons aussi nos amis rencontré lors du trek. La nuit du 8 au 9 nous partirons pour Arequipa pour de nouveaux paysages et pour de nouvelles rencontres.

 

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